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jeudi 1 juillet 2010

Tour de France sur Canal Évasion

De nouveau, un texte écrit en 2006 mais qui reste d'actualité puisque le même trio commente toujours le Tour sur Canal Évasion en 2010...


Je ne sais pas pour vous, mais moi j'en ai ras le bol des commentaires du Tour de France sur le Canal Évasion. C'est pathétique. Le pire est certainement Richard Garneau, sauf tout le respect que je lui dois, qui semble ne rien y connaitre et ne rien comprendre de ce qu'on lui dit... Bernard Vallet est un zombie qui défend les dopés à qui mieux mieux. Il n'a cesse de répéter : "pourquoi parler de dopage alors qu'il y a un spectacle si magnifique". A ses heures perdues, il dézingue Greg Lemond, le seul vainqueur du tour depuis les années 1960 à ne pas être suspecté de dopage. Bravo l'artiste! Au bout de plusieurs années durant lesquelles il n'a eu de cesse de se planter dans ses pronostics, tout en déclarant sans cesse qu'il avait toujours raison, il commence enfin à reconnaitre qu'il se trompe parfois. Louis Bertrand surnage au milieu et à le mérite de la franchise: quand il ne sait pas, il l'avoue, tout comme lorsqu'il se trompe. Il essaie de mettre un peu de suspens et d'action alors que Garneau fait tout pour le supprimer et rendre la course la plus plate possible. Il met ainsi systématiquement la publicité lors des moments cruciaux.

Plutot que de continuer à critiquer, ce qui est inutile, d'autant que tout ce l'on risque de gagner à critiquer c'est que le Tour ne soit tout simplement plus diffusé au Québec, j'ai préféré réaliser un petit texte humouristique sur une retransmission du Tour de France par le Canal Évasion. Bonne lecture!

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Scène de la vie cycliste quotidienne sur le Canal Évasion :


Montée de l’Alpe d’Huez sur le Canal Évasion. Les évènements relatés ici ne sont pas réels tant il a été finalement imposible de suivre le bon déroulement de la course…


Richard Garneau : et nous voici dans la montée de l’Alpe d’Huez.

Louis Bertrand : ou la, ca a l’air dur!

Bernard Vallet : oui Louis, c’est dur à cet endroit.

Louis Bertrand : ah… je pense qu’il risque d’y avoir des attaques dès le début de l’ascencion.

Bernard Valet : exactement Louis, car c’est très dur et certains pourraient faire la différence tout de suite.

Richard Garneau : Oui et bien, c’est passionnant tout ca. Allez, une page de pub… Vous êtes sur le Canal Évasion, le canal du supense…

Louis Bertrand : Oh Richard, attaque de Menchov! Est-ce qu’on réagit derrière? Sastre? Landis? Oui Landis!

Richard Garneau : oui ben pub…

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Richard Garneau : Oui… alors nous revoilà en direct…

Louis Bertrand : Oh oui Richard, c’est passionnant! Regardez, Leipheimer est seul en tête!

Bernard Vallet : et oui tout à fait Louis, Leipheimer a attaqué et la il est seul!

Louis Bertrand : Bon, on va vous montrer ce qui s’est passé pendant la pause… Alors voilà : Sastre est revenu sur Menchov avec Landis. Ils se sont alors regardés et finalement Leipheimer a contré.

Richard Garneau : tiens qu’est-ce que c’est que ca?

Louis Bertrand : ah… on est revenu au direct Richard.

Richard Garneau : ah… bon d’accord parce que là c’est Sastre que l’on voit.

Bernard Vallet : et oui car Sastre vient d’attaquer et il a dépassé Leipheimer!

Louis Bertrand : oui effectivement pendant qu’on voyait la reprise…

Bernard Vallet : ouh ca doit être dur par là, je peux vous le dire! Mais Sastre à l’air bien! Ah Louis je pense qu’il va gagner! Et vous savez que je ne me trompe jamais en pronostics!

Louis Bertrand : oui tout à fait, tout comme Foglia. Moi par contre, je me trompe tout le temps!

Richard Garneau : Mais non voyons…

Louis Bertrand : Vous êtes trop gentil avec moi Richard. Ah, et Landis qui revient! Avec Menchov dans la roue! Ah non, Menchov semble coincer! Alors qu’il reste 4 kilomètres! Aille aille aille!

Richard Garneau : Oui, bon je pense que c’est le moment idéal pour passer une carte postale de Léo Kieffer!

Louis Bertrand : oh oui certainement Richard… mais là Landis dépasse Sastre! Oh, et c’est Kloden qui revient!

Richard Garneau : Oui oui… mais là c’est Léo Kieffer…

Léo Kieffer : 3mn sur un musée d’automates du Bourg d’oisang.

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Richard Garneau : Oui alors nous revoilà en direct sur le Tour de France pour une étape que l’on peut qualifier de tout à fait étonnante. N’est-ce pas Louis et Bernard?

Louis Bertrand : Oh! C’est l’arrivée Richard! C’est Franck Shleck qui a gagné alors que l’on voit Cunego qui arrive à présent!

Richard Garneau : Euh oui on a manqué l’arrivée du vainqueur, mais là on voit Cunego.

Bernard Vallet : Ah et là on voit Landis et Kloden qui sont tous les deux et qui lachent leurs poursuivants, Sastre n’y arrive pas! Ca doit être difficile par ici!

L’exploit du jour! (2mn : on voit Schleck franchir la ligne sous tous les angles au ralenti)

Richard Garneau : oui, tout un exploit de Franck Schleck véritablement

Louis Bertrand : tout à fait, il a réussi à se défaire de Cunego, ca nous rappelle Charly Gaul!

Richard Garneau : Alors je vous rappelle l’émission suivante : Tout le monde a table avec Guy Fournier. Une émission très intéressante. Demain nous aurons Guy avec nous. Il nous parlera surement d’une spécialité savoyarde!

Louis Bertrand : Mais j’y compte bien Richard!

Bernard Vallet : Ah! Sastre et Menchov sont lachés, tout comme Moreau et Dessel!

Louis Bertrand : Oui et c’est Perreiro qui accélère!

Richard Garneau : Ah au fait j’ai une question d’un de nos téléspectateurs qui nous écrit qu’il adore suivre le Tour sur le Canal Évasion. Alors, sa question : que mangent les coureurs pendant la course?

Bernard Vallet : Oh ben je peux répondre même si on a déjà abordé le sujet. Les coureurs prennent des barres très énergétiques et boivent des boissons très caloriques afin de ne pas avoir de défaillance car ils doivent faire beaucoup d’efforts. C’est important l’alimentation!

Louis Bertrand : oui, il faut bien s’alimenter c’est certain. Oh! Cyril Dessel, qui avait eu un saut de chaine au début de l’ascencion! Il revient très fort! Incroyable!

Richard Garneau : J’ai une autre question très intéresante qui nous vient de M. Tremblay de Sutton : pourquoi y-a-t-il un maillot jaune et a quoi sert-il?

Louis Bertrand : Oh Moreau qui est avec Dessel et qui le ramène! Ils sont tout proche du groupe Menchov!

Bernard Vallet : Et bien le maillot jaune c’est le premier au classement général qui le porte, ca permet de le distinguer. C’est une distinction pour le meneur.

Richard Garneau : Bon, j’espère que cela répond a votre question monsieur Tremblay. Alors sinon, ou en sommes-nous?

Louis Bertrand : Ah on est sous la flamme rouge! Et c’est toujours Perreiro devant Sastre! Mais Landis n’est pas loin! Pourra-t-il revenir? Je vous rappelle qu’il y a 8 secondes de bonification pour le 3ème! C’est très important car le maillot jaune se joue la pour quelques secondes!

Richard Garneau : Oui bon, on vous revient après la pause… Canal Évasion, le canal du suspense… je crois que oui, on peut le dire.

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Richard Garneau : Oui alors nous revoici en direct…

Louis Bertrand : Oui et les favoris sont arrivés. Perreiro, quelle étape! Tout comme Cyril Dessel! Personne ne l’attendait la!

Bernard Vallet : Tout a fait, surtout que c’était une ascencion particulièrement difficile! Moi j’avais souffert ici il y a 25 ans.

Louis Bertrand : Ah oui, j’imagine! Allez, l’interview de Cunego…

Cunego, tantôt en anglais, tantôt en italien

Richard Garneau : oui alors je n’ai pas tout compris… il a beaucoup d’accent en anglais et évidemment… je ne parle pas italien!

Louis Bertrand : Hum, moi non plus malheureusement je n’ai pas tout saisi… Je pense qu’il remerciait sa famille et son équipe…

Bernard Vallet (qui ne parle pas un mot d’italien et d’anglais mais qui suit le Tour sur France Télévisions, et qui dispose d’interprètes en direct) : oui Richard et Louis, Cunego a dit qu’il avait beaucoup souffert parce que c’était difficile et qu’il était triste de ne pas avoir gagné.

Richard Garneau : Ah ben merci beaucoup Bernard! Heureusement que vous êtes la! Vos commentaires sont vraiment appréciés!

Bernard Vallet : Ah mais ca me fait plaisir mon cher Richard!

Richard Garneau : Bon Bernard on va vous laisser… Merci pour vos précieux commentaires et au revoir!

Bernard Vallet : Et bien merci beaucoup a vous et a demain sur le Canal Évasion, pour une autre étape passionnante!

Louis Bertrand : Oh oui c’était passionnant, véritablement!

Richard Garneau : oui, a demain.

PUB Bernard Vallet

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Richard Garneau : Bon, on a vu la remise des maillots distinctifs (pendant la pause). Alors c’est Landis le maillot jaune… ?

Louis Bertrand : Hum non Richard c’est Perreiro. Il devance Landis et Kloden.

Richard Garneau : De beaucoup?

Louis Bertrand : Non peu de temps comme on le voit a l’écran avec le classement général. Mon dieu que c’est serré!

Richard Garneau : Oh oui c’est serré. Ca a l’air passionnant tout ca… Alors voila une belle vue d’hélicoptère de l’Alpe d’Huez…

Louis Bertrand : Oui c’est très beau Richard.

Richard Garneau : Alors qui est maillot vert? Je ne crois pas qu’on l’ait encore vu…

Louis Bertrand : Oui mais c’est normal Richard, c’est McEwen, et ce n’est pas un grimpeur. Il va falloir attendre de voir si il va arriver dans les délais.

Richard Garneau : Ah de toutes facons on n’a plus le temps, on va devoir rendre l’antenne…

Louis Bertrand : Ah très bien, c’est vous qui savez.

Richard Garneau : Et oui hélas. Mais demain on aura de nouveau de très beaux paysages. Et il y a du suspense semble-t-il.

Louis Bertrand : Oh ca oui! Ca doit faire longtemps que l’on n’a pas vu un Tour aussi indécis!

Richard Garneau : Bon et bien très bien. C’est donc la dessus que nous vous laissons! A demain!

Louis Bertrand : Au revoir!

PUB (Repassent pour la 20ème fois de la journée les 2 pubs Louis Garneau, la pub pour Mazda, et les autres qui sont également toujours les mêmes).

Pierre Focul vous parle de la guerre au Liban

J'ai écrit ce texte en 2006, lors de la guerre d'Israël au Liban. Il était temps de le rendre public!


Pierre Focul est aujourd’hui à Athènes… pour nous parler du Liban.

Bon, je suis en Grèce aujourd’hui. Alors évidemment vous allez me demander : mais qu’est-ce que Pierre Focul, le plus grand chroniqueur de La Poire et de tout le Québec fout en Grèce en ce moment? Ce pays de merde où il fait toujours trop chaud! Mais pour vous parler de la guerre du Liban, gang de maudits pas fins!

Je lui avais dit à André Prout, mon chef : « Beyrouth, le Liban, le Hezbollah, tout ça, ça ne m’intéresse pas! ». Mais il m’avait répondu : « je croyais que tu voulais aller en Grèce pour tes vacances… Grèce, Liban… c’est quasiment la même chose. Même climat en plus! Vas y juste 2 jours et après t’as 15 jours en Grèce! » Il est trop gentil André. Encore un peu et il me proposait un voyage d’une semaine tous frais payés à Bagdad! Mais j’ai préféré refuser : même si je suis Pierre Focul, le fameux chroniqueur de La Poire, je ne vois pas pourquoi j’aurai des passe-droits et que je devrai prendre la place des correspondants de guerre. C’est leur job après tout et ils m’en voudraient surement que je vienne à leur place récolter tous les lauriers (les roquettes aussi, mais ca je leur laisse, y a pas de problème là)!

C’est comme si je bossais à la SRC et qu’on envoyait Patrice L’Écuyer à la place de Raymond Saint-Pierre! Le pauvre Raymond, quelle tête il ferait! Déjà que ça n’a pas l’air d’aller fort. Si vous regardez bien le Téléjournal de la SRC de 22 heures, vous verrez que Raymond réussit à répondre aux questions du lecteur de nouvelles (ah sacré Bernard Derome) en plein après-midi! Alors que c’est impossible puisque compte-tenu du décallage horaire il doit être environ 6h du matin à Beyrouth! Ah y a pas à dire, il a la classe le Raymond! Quand je pense que vous n’aviez rien remarqué! Il faut vraiment tout vous expliquer. Heureusement que je suis gentil de le faire…

Ce qui est drôle avec Raymond, c’est que chaque fois que je le vois, je pense « squatters ». Ça n’a rien à voir vous me direz mais pourtant! Rappellez-vous de l’époque ou le brave Raymond présentait « Montréal ce soir », le 18h de la SRC il doit y avoir environ 5 ans. Raymond et son équipe, sans doute à court de nouvelles intéressantes (pas de Tour de France, ni de coupe du monde ou de jeux olympiques) ont passé plus de 3 semaines devant un bloc de la rue Rachel occupé illégalement par une dizaine de jeunes. Je ne sais pas pourquoi, mais cette « nouvelle » a fait la une de l’actualité pendant plus de 20 jours et Raymond restait planté là, inlassablement, à nous raconter ce qui s’était passé aujourd’hui dans le squatt : « Et bien aujourd’hui, 2 squatteurs sont allés au dépanneur acheter du lait et des toasts. Sans doute que les squatteurs manquent de provision pour le déjeuner ». Ou encore : « aujourd’hui, nous avons pu rentrer dans le squatt. Les jeunes nous ont autorisé à filmer la cuisine. Alors voilà : c’est là qu’ils mangent… ». Le tout alors que la police de Montréal cernait l’endroit. Il n’y a pas à dire, le squatt de la rue Rachel était devenue l’adresse en vogue à Montréal.

Alors après quand je vois Raymond à la Nouvelle-Orléans ou à Beyrouth, j’ai un petit sourire aux lèvres, évidemment. Malgré la gravité du sujet. Mais de toute façon Raymond ne nous parle pas vraiment du sujet mais des gens : « Ici à Beyrouth la population attend la fin des combats pour espèrer pouvoir revivre comme avant. Cette femme a pu acheter deux pains et un peu de riz pour son mari et ses trois enfants ».

Enfin, tout ça pour dire que je ne voudrai pas voler la vedette à des gens qui comme Raymond font bien leur boulot. Bon, vous me direz, peut-être que certains journalistes sportifs aimeraient eux aussi couvrir le Tour de France ou la coupe du monde, surtout que comme je le disais dans l’une de mes chroniques précédentes, je n’y connais rien en soccer! Mais là c’est différent! Je pense qu’il est indispensable dans ces cas là que le meilleur écrivain québécois se déplace. Même s’il avoue détester l’Alpe d’Huez pour le Tour de France et ne connaître que l’Italie en soccer. De toute façon, mes chroniques sont beaucoup plus profondes que ça : l’intéressant dans tous ces évènements, ce n’est pas l’évènement en lui-même. C’est bien ce qu’a compris Raymond. Non l’important, c’est de rencontrer les gens qui vivent l’évènement. Rencontrer des italiens dans un bar le soir d’une victoire, ça c’est intéressant! Ou bien les allemands qui vivent près des stades et qui en ont rien foutre du soccer. Par contre assister aux matchs, je veux dire à ces matchs de merde!! Pouah! Aucun intérêt.

Ce qui est drôle quand je relis mes chroniques des coupes du monde précédentes, c’est que j’arrive même pas à comprendre ce que j’ai bien pu vouloir dire! Mais vous continuez à en redemander! Décidément, vous êtes des ânes! Heureusement que je suis là quand même! Ah, au fait, pourquoi est-ce que finalement je vous parle depuis Athènes au lieu de Beyrouth? Ben là, j’ai plus le temps, alors je vous le dirai lors de ma prochaine chronique! Là faut qu’j’aille regarder les nouvelles à la télé… pour pouvoir justement vous parler du Liban la prochaine fois, enfin peut-être! Vraiment, il faut tout vous expliquer…