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jeudi 30 septembre 2010

Et revoilà l'Espagne!

Et en beauté! Il faut désormais quasiment une calculette pour dénombrer l'ensemble des coureurs cyclistes espagnols rattrapés par la patrouille au cours des derniers jours! Comme je le disais ici-même il y a quelques semaines, tout cela n'a rien de surprenant. Tout le monde sait que les autorités espagnoles protègent leurs sportifs et ce qui devait arriver... arrive: les scandales se multiplient.

Mais il est vrai qu'il fallait bien ca pour à la fois remporter la Coupe du monde de football, la Champions League, le Tour de France, la Vuelta, Roland-Garros, Wimbledon, Flushing-Meadows, des titres de champion du monde de Formule 1 et j'en passe!

Hélas pour le cyclisme, ce ne sont une nouvelle fois que des coureurs qui se font prendre. La faute au fait que c'est dans ce sport que les contrôles sont les plus sérieux (bien que ceux-ci soient menés de façon très suspecte par l'UCI). Du coup, le cyclisme conserve plus que jamais son image de sport de dopés. Alors que les autres ne sont certainement pas plus propres.

Enfin, je ne pouvais finir sans citer cette conclusion de Sport24.com (qui est le premier à se féliciter du jeu chatoyant de l'équipe d'Espagne, du magnifique coup de pédale de Contador et de l'insolente domination des coureurs ibériques): "En tout cas, après Valverde, suspendu deux ans suite à son implication dans l’affaire Puerto, et maintenant Contador suivi par Mosquera, le cyclisme espagnol est au plus mal. Et n’en finit plus de décevoir…"

Tout cela rappelle évidemment les propos de Gérard Holtz, qui saluait l'esprit offensif du "Cobra" (Ricco) avant d'hurler sa peine lorsqu'il apprit le lendemain (!) qu'il s'était dopé à l'EPO! Si un jour l'affaire Puerto (grand scandale du dopage en Espagne qui impliquait de très grands sportifs, dont des joueurs du FC Barcelone et du Real Madrid, ainsi que... Contador) arrive à son terme, je me demande quels termes les médias utiliseront pour parler des "succès" de l'équipe d'Espagne de football. Ce sera bien intéressant à analyser. Mais nul doute que l'on aura droit aux mêmes propos bidons: "quelle déception"! Tout cela représente bien la faillite de l'UCI et des médias. Et pourtant, rien ne changera.

Et pendant ce temps, les coureurs français, sans doute les athlètes les plus contrôlés au monde, ne réussissent pas à pointer parmi les 20 premiers du classement général du Tour de France. Quelle déception!

jeudi 2 septembre 2010

Le décès de Laurent Fignon : une image du cyclisme des années 1980 nous quitte

Je n'étais pas fan de Fignon. Étant breton, je penchais naturellement pour Bernard Hinault. Puis plus tard pour Lemond, celui-ci paraissant bien sympathique et ayant été de surcroit le grand co-équipier d'Hinault.

Fignon m'a cependant fait découvrir le cyclisme et le Tour de France. Enfin presque. Mes premiers souvenirs remontent à la victoire de Pascal Simon dans le Tour 1983, que Fignon allait remporter. Et c'est cette image du grand blond à lunette avec son bandeau Renault que je conserverai gravé toute ma vie. Cet homme qui semblait avoir tant d'aisance quand les autres souffraient sur leur machine. Pour moi, Fignon c'est la jeunesse insolente. L'insolence dans ses propos peut-être, le bonhomme n'ayant pas sa langue dans sa poche, mais surtout cette insolente facilité. Ce panache extraordinaire. Notamment lors de ce Tour 1984 qui fut son chef d'oeuvre.

Quand je pense à Fignon je pense donc immédiatement au cyclisme des années 1980, ce cyclisme fait de panache, d'offensive, d'étapes de légende. Fignon, c'est donc une certaine idée du cyclisme, un cyclisme malheureusement disparu. Le dernier vainqueur du Tour qui m'ait fait rêver est Greg Lemond. Avant lui il y avait eu Roche, Hinault et Fignon (je n'ai jamais été un grand fan de Delgado). Tous ont marqué la légende du Tour. Roche lorsqu'il s'effondre à la fin d'une étape de montagne, épuisé après avoir limité au maximum l'écart sur Delgado dans le Tour 1987. Lemond lorsqu'il remporte le Tour pour 8 secondes... face à Fignon (1989). Hinault pour ses offensives, parfois (souvent) suicidaires (1984, 1985 et 1986). Fignon pour son Tour 1984 et son panache. Et il y a tellement d'autres moments exceptionnels que ces coureurs nous ont fait vivre...

Depuis cette époque, où chaque Tour quasiment en était un de légende, a succédé à partir de 1991 des Tours d'une platitude consternante. Indurain s'est contenté de remporter les contre-la-montre pour gagner 5 tours consécutivement. Armstrong n'a jamais attaqué avant la dernière ascension en 7 victoires. Idem pour Contador. Bref, le cyclisme aujourd'hui est devenu ennuyeux car les leaders ne se dévoilent presque plus. Tout est calculé. Les oreillettes finissent le travail.

Il est aussi intéressant de noter que ces courses soporifiques coïncident exactement avec l'arrivée de l'EPO dans le peloton. Thomas Davy, ancien équipier d'Indurain et convaincu de dopage à l'EPO, a eu beau clamer qu'il ne "faisait pas toutes les chambres", le doute concernant les victoires du champion espagnol est très vivace. Et que dire d'Armstrong? En fait, il semble que le dopage sanguin tue la course. Les coureurs n'ont plus de jour sans et grimpent les cols comme des robots. C'est laid, ridicule et terriblement ennuyeux à regarder. On se demande vraiment ce qu'attendent les autorités pour prendre les mesures qui s'imposent.

Bref, avec la mort de Laurent Fignon, c'est un cyclisme empreint de panache et offensif qui disparaît un peu plus. Fignon a au moins eu l'honnêteté de reconnaître qu'il s'était dopé. Hinault devrait en faire autant.

vendredi 6 août 2010

L'affaire Armstrong

Suivez-vous les suites de l'enquête menée par la justice américaine sur Lance Armstrong à la suite des propos de Floyd Landis? Son ancien coéquipier chez US Postal a en effet révélé peu avant le tour que Lance se dopait. Le New-York Times défraie la chronique en dévoilant le témoignage (anonyme) d'un autre de ses anciens coéquipiers qui vient corroborer les propos de Landis. L'Amérique et le monde découvrent soudainement que "le miraculé" avait surement fait usage de produits dopants pour gagner ses 7 Tours de France.

Il s'agit pourtant d'un non-évènement et je serai donc très bref. Surtout que le moment clé sera la conclusion de l'enquête, et non quelques révélations obtenues à droite ou à gauche. En effet, tous ceux qui ont des yeux et des oreilles, et surtout qui s'en servent, savent depuis des années qu'Armstrong était dopé lors de sa première victoire sur le Tour. Qu'il a bénéficié de la complaisance de l'UCI pour étouffer un contrôle positif à la testostérone grâce à une ordonnance anti-datée. Et qu'il a ensuite échoué à 7 tests anti-dopage par la suite. Ceux-ci avaient dévoilé que l'américain avaient fait usage... d'EPO. Que la valadité de ses tests aient été remise en cause uniquement pour des raisons juridiques (les tests devaient rester anonymes) ne change rien à l'affaire.

Bref, tout le monde savait. Pourtant tout le monde faisait comme si de rien n'était, Nicolas Sarkozy en premier, qui s'affichait encore en présence du texan quelques jours avant l'arrivée de ce Tour 2010 alors que la justice américaine avançait déjà à grands pas. Bref, rien de nouveau sous le soleil. Mais si cette affaire permet de démasquer un tricheur et de rendre le cyclisme plus propre, on ne s'en plaindra pas.

Tour de France 2010 : le bilan

Plusieurs types de bilan peuvent être retirés de ce Tour 2010. Un bilan comptable tout d’abord. Ainsi, ASO, la société qui organise l’évènement, aurait gagné plus de 30 millions d’euros. Le Tour est extrêmement profitable… et encore plus quand aucune affaire de dopage ne vient jouer les trouble-fêtes. Et c’est là finalement le principal bilan de ce Tour : en 2010, aucune affaire de dopage n’est venue entacher l’épreuve. Cela faisait longtemps et on devrait s’en féliciter : ça y est, les coureurs ont enfin compris que tricher ne payait pas!


A l’eau claire?

Pourtant, il faudrait être bien naïf pour croire que le dopage a disparu du peloton. Et que Schleck et Contador roulent à « l’eau claire ». Tout d’abord, rappelons que tout a été fait pour que les contrôles anti-dopage soient négatifs. Ainsi, c’est l’UCI qui a effectué les contrôles et il est de notoriété publique que les agents de l’UCI (Union cycliste internationale) sont beaucoup moins pointilleux que ceux de l’AFLD (Agence française de lutte contre le dopage). On a ainsi pu assister en toute quiétude au duel Contador/Schleck. Ah! qu’ils étaient beau à s’envoler ainsi dans la montagne, donnant l’impression que la route ne montait pas tandis que leurs concurrents trainaient des caravanes. Elle n’était pas belle cette image d’Andy parlant tranquillement avec Alberto dans le Tourmalet, dans des portions à plus de 9%, leurs plus proches concurrents étant à deux minutes, et même pas essoufflés à l’arrivée?


Duels

D’ailleurs ce duel m’a fait penser à d’autres : celui par exemple entre Contador et « Chicken », surnom donné à Rasmussen, qui avait vu ce dernier devoir abandonner tant les soupçons de dopage pesant sur sa personne étaient forts. En effet, Chicken avait menti sur le lieu où il se trouvait avant le Tour afin d’échapper aux contrôles et pouvoir effectuer sa « préparation » tranquillement. Cette infraction aurait dû l’empêcher de prendre part à la course et ce n’est finalement que parce qu’il paraissait trop facile en montagne que l’on s’est montré plus pointilleux!
Autre grand duel du même genre : celui entre Ulrich et Virenque, dans le Tour 1997… l’année précédant l’affaire Festina. Ça promet avec Contador et Schleck! Rappelons que le bon Alberto était cité dans l’affaire Puerto. Et que Schleck est à bonne école avec Riis comme directeur sportif qui a avoué s’être dopé alors que je me rappelle encore de cette scène surréaliste dans le Vélo-club de Gérard Holtz où tous les coureurs de Deutsche Telekom avaient juré qu’ils ne se dopaient pas!


Corruption

Mais revenons au duel Ulrich – Virenque. On sait maintenant que ces coureurs carburaient à l’EPO, aux hormones de croissance et autres joyeusetés. Dans la dernière étape de haute montagne de ce tour 1997, les deux se livrent à un véritable mano à mano. Virenque attaque, Ulrich répond. Ulrich attaque, Virenque répond. Finalement, tout comme Contador et Schleck, les deux hommes « comprennent » qu’ils ont intérêt à collaborer. On ne les voit pas se parler mais Virenque fait toute l’ascension en tête. Au sommet, Ulrich ne sprinte pas, tout comme Contador dans le Tourmalet, et laisse la victoire à son dauphin. Dans les 2 cas, les 2 maillots jaunes diront : « C’est normal compte tenu du travail effectué par Virenque/Schleck ». Sauf que… Dans le cas du duel Virenque/Ulrich, on sait désormais que Virenque avait « acheté » la victoire. La preuve? Durant la montée, on voit à un moment Ulrich qui fait devant la caméra un geste très caractéristique avec la main de celui qui compte des billets de banque. Quelle erreur de débutant! Lors du grand déballage qui suivra l’affaire Festina, on apprendra que Virenque avait offert 100 000F (environ 15 000 euros) à Ulrich pour qu’il le laisse gagner! Quelques jours plus tard, alors qu’Ulrich finissait mal le tour, Virenque demande à Pantani de rouler pour creuser l’écart sur le groupe Ulrich, distancé à près de 3 minutes! Mais Pantani n’en fera rien. Plus tard, l’ancien directeur sportif de Virenque aura cette remarque : « on ne propose pas 5000F à Pantani pour rouler! » Effectivement… Voilà qui était bien radin alors que le Tour se jouait là et que le même Virenque mettait 100 000F dans la balance quelques jours plus tôt pour une simple victoire d’étape!


Le duel Schleck/Contador

Tout cela ressemble encore étrangement à ce que nous venons de vivre avec le duel Contador/Schleck : ce dernier a fait toute l’ascension pour finalement l’emporter, Contador, royal, lui laissant la victoire! Espérons que l’avenir ne nous donnera pas raison mais les accolades et les sourires de Schleck à l’arrivée rendent la chose encore plus suspecte... Au final, ce dernier perd le Tour pour 39 secondes. Ce qui pourrait laisser croire que le Tour a été passionnant. Hélas non. Il y a eu du suspense mais les deux hommes se sont tellement marqués qu’il n’y a finalement pas eu de course. Rien à voir avec le duel Fignon/Lemond de 1989, alors qu’ils s’échangeaient le maillot jaune quasiment tous les jours. Certains noteront que Contador a sans doute gagné le Tour sur le saut de chaîne de Schleck, alors que celui-ci avait enfin réussi à semer le bon Alberto! Ce dernier ne l’a pas attendu et au contraire a semblé accélérer, ce qui allait lui valoir d’ailleurs quelques sifflets… Au final, Schleck avait perdu plus de 30 secondes dans l’histoire et la précieuse tunique jaune. La question était alors : doit-on attendre un adversaire victime d’un ennui mécanique?


Un Tour « éthique »

Cette question s’inscrit dans un contexte plus général puisque le Tour 2010 à été marqué par son aspect « éthique » comme le dit si bien Bernard Vallet, le consultant du Canal Évasion (station québécoise) et ancien coéquipier de Bernard Hinault. Celui-ci est d’ailleurs bien placé pour parler d’éthique puisqu’il a boycotté en son temps un contrôle anti-dopage, ce qui dans les faits revient à un contrôle positif… On a ainsi découvert que le peloton pouvait s’arrêter un jour pour attendre des leaders qui étaient tombés puis faire complètement l’inverse dès le lendemain, comme si de rien n’était! Le bon Bernard se chargeant de nous expliquer tout ça : c’est à tout un cours d’« éthique » qu’ont eu le droit les « téléspectateurs » du Canal Évasion! Ceux-ci ont d’ailleurs profité plus généralement de sacrés commentaires! J’ai déjà écrit quelques billets à ce sujet et je ne m’étendrai donc pas à nouveau là-dessus. Mais je note simplement qu’il est surprenant de constater que Richard Garneau ne semble pas connaitre pas le mot « dopage ». Je pense qu’il n’a pas prononcé ce mot une seule fois en 3 semaines de course (mais a-t-il seulement réalisé qu’il s’agissait d’une course?). Pour sa part, Bernard Vallet l’a tout simplement banni de son vocabulaire, préférant parler à chaque fois du « magnifique spectacle que nous offrent les coureurs ». 


Un parcours qui favorise le spectacle : enfin!

On pourrait aussi toucher deux mots du parcours. Pour une fois, les organisateurs ont réalisé un parcours intéressant, avec 2 étapes dites de plat qui ont offert du spectacle, celle de Spa et celle des pavés. Certes, il y a eu des chutes, mais c’est le cyclisme. Si certains ont peur de tomber, qu’ils changent de sport! Quand on voit ce succès, on se demande pourquoi le Tour continue de proposer tant d’étapes de plat insipides… On dit que c’est important pour les équipes de sprinters. Mais généralement, seul un sprinter ou deux remportent toutes les étapes. Et c’est justement ce qui est arrivé cette année. Alors, pourquoi les tracés sont-ils si conservateurs? Pourquoi le Tour ne veut-il pas favoriser les étapes de mouvement? Il faudrait rendre plus dures les étapes de plaine (et ce serait facile en arrêtant d’éviter systématiquement les côtes et en prenant des routes plus sinueuses) et moins dures celles de montagne. Les coureurs seraient obligés de se découvrir pour l’emporter au lieu d’attendre les 3 derniers kilomètres d’une étape de montagne… Enfin, déjà il y a moins de contre-la-montre qu’à une époque (notamment celle d’Indurain), c’est déjà ça. Mais on pourrait faire vraiment mieux. On pourrait même tenter de rendre le Tour « multi-cycles ». Aujourd’hui, le vélo de route n’est plus le seul style de vélo pratiqué par les gens. Pourquoi ne pas faire quelques étapes pour VTT? Ne serait-ce pas quelque chose d’extraordinaire? 


Des étapes trop faciles?

Finalement, cette année la plus belle étape (et la plus importante) n'a pas été une étape de montagne mais... celle des pavés. Et si elle n'avait pas été neutralisée, l'étape de Spa aurait pu devenir une étape de légende. Les autres étapes ont été navrantes. Je lis ici et là que les ascensions n'étaient pas assez dures mais je ne suis pas d'accord avec ces affirmations. Schleck et Contador avaient un niveau très proche et ils n'ont pas pu réaliser de grands écarts entre eux, c'est tout. Quand ils ont arrêté de jouer au chat et à la souris et de se marquer, ils ont facilement relégué TOUS leurs autres concurrents à plusieurs minutes. Le Tour je pense avait donc un niveau de difficulté idéal. Mais il n'y a rien à faire quand les coureurs décident de ne pas faire la course. En fait, justement, comme je le disais plus haut, il faudrait plus d'étapes de plat avec des parcours casse-pattes. Voire pourquoi quelques circuits. Je me rappelle d'un circuit réalisé sur la Vuelta en 1995 à Barcelone et remporté par Jalabert. Ce fut tout un spectacle! Mais là encore, avec les dirigeants actuels, il y a peu à espérer. 


Le problème des dirigeants

Je viens d'apprendre que France-Football, dirigé par Amaury, le groupe qui possède la Société du Tour de France, vient de laisser aller le Ballon d'Or à la FIFA (contre de l'argent manifestement...). Du délire! En voyant cela, on comprend que l'on a affaire à des dirigeants d'un niveau lamentable. Si le Tour s'en sort durant la direction de madame Amaury, ce sera quasiment un miracle. Cette dame ne prend que des mauvaises décisions. Elle se sépare de son directeur du Tour, qui était clairement contre le dopage, et opère ensuite un rapprochement avec l'UCI, dont tout le monde sait que son patron, Pat McQuaid, fait tout pour enterrer les affaires de dopage. Qui deviennent de véritables bombes à retardement, comme le cas Armstrong.


Armstrong : le Tour de trop

Justement, en parlant de Lance Armstrong, comment conclure sans revenir sur son dernier tour? Ce dernier quitte la grande boucle par la très très petite porte. Ses résultats cette année n’étaient pas bons et on s’interrogeait sur sa vraie valeur. L’annonce de sa retraite après le Tour était un signe. Mais le voir à ce niveau est tout de même surprenant. Encore troisième l’an passé, certes en profitant de différentes circonstances de course, il ne figure même pas parmi les 20 premiers en 2010. On peut donc légitimement s’interroger sur son retour. Son pari est un échec et comme je le disais dans un billet précédant, a-t-il fait avancer la cause du cancer? Sans doute que non, ou si peu. Par contre son retour a donné des idées a des coureurs au passé sulfureux, comme Basso ou Vinokourov, qu’on aurait préféré oublier, même si nos commentateurs se sont à nouveau enthousiasmé des exploits du Vino. Jusqu’à son prochain contrôle positif? Je me rappelle encore de l’indignation de Gerard Holtz après l’annonce du contrôle positif du « Cobra », Ricardo Ricco, coureur qu’il encensait la veille! Et le bon Gérard continue aujourd’hui comme si de rien n’était! Les journalistes n’apprennent vraiment rien, c’est à peine croyable! Et quel signal incroyable ce retour d’Armstrong a pu donner aux dopés! Rappelons que l’américain a été testé positif à la testostérone sur le Tour 1999 et que c’est grâce à une ordonnance antidatée qu’il s’en est sorti! Qu’il a aussi échoué à sept (7!) contrôles, toujours sur ce même Tour de France une fois que les teste permettant de déceler l’EPO eurent été au point! Et que son discours sur le dopage est pitoyable.


Un bien triste spectacle

Bref, ce Tour de France a donc selon moi offert un bien triste spectacle qui n’augure rien de bon pour la suite. Les instances dirigeantes continuent d’essayer d’étouffer les scandales plutôt que de crever l’abcès. On accepte des coureurs dont on ne se fait aucun doute sur la moralité tout en réduisant à néant les contrôles anti-dopage. On a pourtant vu que cette stratégie d’enterrer les affaires de dopage était un échec depuis 12 ans. Combien d’affaires Festina leur faudra-t-il pour qu’ils comprennent que l’avenir du cyclisme est de devenir un sport propre ou de mourir? Mais ces gens sont tellement corrompus et coincés dans le cour terme qu’il n’y a rien à espérer. Quand on voit le nombre de directeurs sportifs qui ont été contrôlés positifs au cours de leur carrière, on comprend que le combat est perdu d’avance. Si l’UCI était sérieuse, aucun coureur convaincu de dopage ne devrait pouvoir diriger une équipe. Et les sanctions devraient être beaucoup plus lourdes. Au niveau où l’on est rendu, une équipe qui voit un de ses coureurs échouer à un test anti-dopage devrait automatiquement être interdite de compétition pendant 2 ans. Cela fera réfléchir beaucoup de gens car ce ne sera plus seulement avec des conséquences individuelles que devront vivre les coureurs. En trichant, ils mettraient en jeu la vie de plusieurs dizaines de personnes. Mais que ces derniers se rassurent, une telle mesure ne sera évidemment jamais mise en place. Et les tricheurs pourront continuer encore longtemps à faire la fête.

Le dopage a donc de très beaux jours devant lui (et pas seulement dans le cyclisme, loin s’en faut). Par contre, le cyclisme n’a plus aucune crédibilité. Mais finalement, est-ce si important quand on voit l’engouement populaire malgré ce sulfureux contexte ? Le Tour a beau être organisé par des tricheurs patentés, les gens sont toujours plus nombreux au bord des routes et derrière leurs télés. Et le pire, c’est que j’en fais partie…

lundi 12 juillet 2010

Foglia, vainqueur du Tour de France

Vous ne connaissez peut-être pas Foglia. Il s'agit d'un "chroniqueur" au journal montréalais La Presse. J'ai publié il y a quelques années deux billets à son sujet, ici et ici. Il écrit à peu près n'importe quoi (il s'en vante), se moque régulièrement de ses lecteurs... et est pourtant extrêmement lu. Essentiellement par les baby-boomers cependant.

Foglia est un passionné de cyclisme et jouit au Québec d'une réputation exceptionnelle à ce sujet. Dire qu'il n'y connait rien serait méchant, mais bon c'est bien lui qui a affirmé, entre autre, que "le dopage ne change rien puisque tout le monde se dope". CQFD! Ou c'est encore lui qui change sans cesse de pronostics sur le vainqueur final. A l'époque ou je le découvrais, il pouvait changer de favori tous les jours, puis vous déclarer à la fin, le plus sérieusement du monde, qu'il l'avait dit! Un sacré client...

On pourrait encore beaucoup dire sur Foglia, alors je m'arrête là. Si je vous parle de cet illustre personnage aujourd'hui, c'est que nos commentateurs du Canal Évasion n'ont pu s'empêcher de parler de lui. Le pauvre Richard Garneau demande ainsi à son acolyte Louis Bertrand si Foglia est un grimpeur. Dois-je rappeler que Foglia a 70 ans, et que quoi qu'il fasse, il doit commencer à avoir du mal dans les cotes. Mais qu'importe! Foglia est catalogué grimpeur! Mais ne serait-il pas aussi un bon rouleur? Mais certainement!

Et voilà, à 70 ans Foglia a tout à fait le niveau pour remporter le Tour de France! Et dire qu'Armstrong va prendre sa retraite à 38 ans. Un véritable talent gâché!

Les commentaires du canal Évasion (suite) : les nominés au micro de plomb

Décidément, nos chers commentateurs du Tour ne se reposent jamais! Alors que les Cahiers du football nomment les nominés au "Micro de plomb" des pires commentateurs de la coupe du monde, Bernard Valet et Richard Garneau ne dépareilleraient pas dans une sélection de ce type pour le Tour de France. En fait, je ne pensais pas regretter Patrick Chêne un jour, c'est dire...

Nominé pour la pire phrase : Bernard Valet.

A propos d'Armstrong suite à sa dernière chute, il répète plus de 3 fois pour que l'on comprenne bien : "Il repart mais il dit stop".


Nominé pour l'ensemble de son oeuvre : Richard Garneau

Celui-ci se démarque pour sa part en continuant de ne rien comprendre à la course, en posant des questions de téléspectateurs à des moments clés de la course et en mettant la publicité généralement quand enfin il se passe quelque chose. Une véritable démonstration!


Le grand perdant : Louis Bertrand 

Malheureusement pour lui, Louis Bertrand n'a été retenu pour aucune nomination. Il faut dire qu'il a une fâcheuse tendance a être très compétent... A ce niveau, cela ne pardonne pas!


Ps : je vous rappelle ce billet dans lequel je pastichais nos deux commentateurs en chef. Cela n'a pas vieilli!

Mondial 2010 : Dopage 1-0 Sport


Ah l'Espagne! Quelle équipe magnifique, n'est-ce pas? Cette envie de jouer manifeste, cette volonté de jouer vers l'avant, de pratiquer du beau jeu, ce collectif... Depuis l'Euro 2008, les commentateurs ne manquent pas de superlatifs pour qualifier la qualité des prestations de l'équipe d'Espagne. Mais on oublie de dire que cette montée en puissance des joueurs de la péninsule ibérique, ainsi que de tous les athlètes espagnols (cyclistes, pilotes, joueurs de tennis, etc.) date à peine d'une dizaine d'années.

Qu'était l'Espagne il y a 10 ans au plan sportif? Rien ou presque. Indurain avait bien remporté 5 fois le Tour de France et l'équipe de football avait un titre de champion d'Europe. Mais remporté dieu sait quand. Et pour le reste, circulez, il n'y a pas grand chose à voir. En bref, l'Espagne était une nation extrêmement mineure du sport. Tout le contraire d'aujourd'hui, alors que dans la plupart des disciplines, les athlètes espagnols sont tout simplement... les meilleurs, alors qu'il n'a jamais été autant question de dopage! Au cyclisme, ils remportent quasiment toutes les courses, au football, ils sont champion d'europe et du monde, au tennis, ils ont les meilleurs joueurs du monde, Nadal en tête... Même en Formule 1, bien qu'Alonso soit quelque peu en retrait cette années, ils ont désormais les meilleurs pilotes du monde! Alors, qu'est-ce qui a bien pu se produire?

Selon moi, tout remonte à 1998, lorsque éclate l'affaire Festina : juste avant le Tour de France, Willy Voet, un soigneur de cette équipe cycliste, est arrêté à la frontière, sa voiture étant bourrée de produits dopants, notamment de la fameuse EPO. Le scandale est énorme et Festina doit quitter le Tour. La police française étant particulièrement zélée, ce dont l'on ne peut que se féliciter, même moi un passionné de cyclisme, d'autres scandales de dopage éclatent et finalement plusieurs autres équipe quitteront la Grande boucle. Mais pas forcément pour les même raisons. On se souvient de Laurent Jalabert, courreur que j'admirais, qui a quitté le Tour en protestation contre les contrôles de la police! Celle-ci n'y allait pas de main morte, il est vrai, mais comme elle s'en est défendue, elle traitait les coureurs comme n'importe quel suspect, ni plus ni moins. Jalabert n'aurait-il pas du alors au contraire demander que la police mette tous les moyens en oeuvre pour connaître la vérité s'il avait véritablement marché à l'eau clair? Rappelons que Jalabert courrait pour l'équipe Once, une formation... espagnole. Et qu'il a pris la tête des frondeurs, étant à l'origine de la journée de grève du peloton qui visait à protester contre les enquêtes menées sur le dopage. Le monde à l'envers!

Étonnamment, à partir de ce moment, policiers et organisateurs d'épreuves sportives auront à faire un choix :

- soit lutter de toutes leurs forces contre le dopage, en renforçant les contrôles pour les autorités sportives et en réalisant des enquêtes et des perquisitions pour les forces de l'ordre;
- soit fermer les yeux afin de ne pas tuer la poule aux oeufs d'or (pour les organisateurs) et ne pas compromettre les chances des sportifs nationaux (police).

Le premier choix est bien sur le meilleur car après quelques moments délicats, il doit en principe permettre de repartir sur de nouvelles bases en écartant les tricheurs. Inversement, le deuxième choix est catastrophique. A cour terme, il peut paraître bon, car on n'entend plus de mauvaises nouvelles. Mais le mal est là et inévitablement un scandale finira par éclater. Et plus longtemps on n'aura rien fait, plus l'impact risque d'être dévastateur. Sans parler de la santé des sportifs. Depuis l'apparition du dopage sanguin, des jeunes meurent dans leur sommeil, ou en course... Et l'espérance de vie des sportifs, notamment des cyclistes, est réduite. Mais finalement qu'importe. Comme le disait Erwan Menthéour, un ancien coureur français : "si on m'avait dit que boire une litre d'essence me ferait gagner, j'en aurai bu deux". C'est vous dire...

La France choisira longtemps la première option. Effort louable, qui a vu de nombreuses affaires de dopage éclater et qui a certainement contribué à diminuer le dopage, voire parfois à l'éradiquer... mais qui a eu pour conséquence de voir le niveau des sportifs français, surtout les cyclistes, atteindre le néant. Il est d'ailleurs intéressant de suivre les résultats des cyclistes français pour avoir une idée de l'évolution du dopage. Jusqu'en 1990, les français avaient de très bon résultats sur le Tour de France. Plusieurs se classaient sans difficulté dans les 10 premiers du classement général. Puis, en même temps que Greg Lemond s'effondrait (le seul vainqueur du Tour de France qui ne soit pour le moment lié à aucune affaire de dopage depuis sans doute une cinquantaine d'années, ça fait mal!), eux-mêmes ont soudainement vu leur niveau décliner. Ce que l'on ne savait pas, c'est que l'EPO était entré dans le peloton et les français allaient mettre quelques années à apprendre son existence. Sans affirmer qu'il en prenait, bien que de très graves présomptions planent sur lui, c'est alors qu'Indurain a gagné ses 5 Tours de France... Et que la Banesto, son équipe, régnait sur le peloton.

Puis après quelques années catastrophiques, est arrivée une nouvelle génération de français enfin capable de remporter le Tour de France. Les plus connus sont bien sur Richard Virenque (qui courrait chez Festina, équipe franco-espagnole au début...) et Laurent Jalabert (lui aussi dans une équipe espagnole, la Once, comme on l'a dit plus tôt). Les coureurs français ont alors pendant quelques années connu un âge d'or. Soudainement, ils sont redevenus compétitifs et ils faisaient bonne figure à chaque course. En fait, les équipes françaises avaient fini par trouver le "secret" des équipes étrangères : elles marchaient à l'EPO. Lemond l'explique très bien (je vous laisse chercher sur Internet).

Puis arriva l'affaire Festina. Comme on l'a vu, les autorités françaises décidèrent de lutter au maximum contre le dopage. Il eut quelques nouveaux scandales comme l'affaire Cofidis. Mais finalement, grâce à l'instauration du "suivi longitudinal" (un système qui forçait les coureurs français à faire des tests de santé très régulièrement dans le but de détecter chez les dopés des variations de paramètres anormales. Pendant ce temps, l'UCI (Union cycliste internationale), les fédérations étrangères, et bien sur les instances des autres sports, se montraient très hostiles à ce procédé), on a pu commencer à avancer que les coureurs français se dopaient moins.

Pourquoi cette affirmation? Car la France a été l'un des seuls pays à tenter de combattre vraiment le dopage. Quand je parlais des choix qui s'offraient aux instances sportives et aux autorités suite à l'affaire Festina, la France a été la seule à s'engager véritablement contre le dopage. On peut y ajouter l'Italie. On se rappelle des perquisitions des hotels par les Carabiniers sur le Giro. Et de ces seringues jetées par les fenêtres qu'on retrouvait dans les jardins! L'Italie a aussi suspendu Valverde, le meilleur coureur du monde, étonnamment un espagnol. Elle avait fait de même avec Basso, le meilleur coureur italien des années 2000. Si elle n'est pas au niveau de la France, l'Italie a quand même fait de beaux efforts et ceux-ci doivent être salués. Arrêter ses champions demande énormément de courage et est loin d'être anodin.

Mais qu'on fait les autres pays? La plupart, rien ou presque. Je pense notamment aux USA, où les sportifs ont quasiment carte blanche pour se doper. Une enquête est enfin ouverte sur Lance Armstrong, il était temps! Pourtant ce dernier a été convaincu de dopage sur le Tour 1999! Et plusieurs fois! Tout d'abord avec cette fameuse ordonnance anti-datée justifiant après-coup un contrôle positif! Puis ensuite avec 7 contrôles positifs à l'EPO! SEPT! Armstrong ne se doutait pas à l'époque que l'EPO serait détectable quelques années plus tard et que ses échantillons d'urine seraient alors analysés... Ensuite, son comportement vis-à-vis des rares coureurs qui osaient briser l'omerta est particulièrement significatif. On pense notamment à Christophe Basson, mais il y en a eu bien d'autres, notamment Simeoni). Il y a eu bien d'autres scandales, et pourtant les autorités US n'ont rien fait. Il a fallu que Floyd Landis, l'ancien vainqueur du Tour déchu pour dopage, attaque son ancien leader, pour qu'enfin les américains commencent à bouger. Néanmoins, dans le cas des USA, comme de la plupart des pays, les autorités n'ont simplement rien fait et n'ont pas tenté de protéger leurs sportifs.

Je dis la plupart, car un au moins un pays, à la surprise générale, a clairement décidé de suivre la deuxième option que décrivais plus haut, à savoir protéger au maximum ses sportifs. Il s'agit de l'Espagne. Je me rappelle encore de la tenue de la Vuelta (Tour d'Espagne) juste après le Tour 1998 marqué par l'affaire Festina. Les organisateurs espagnols, tout comme les autorités de ce même pays, ont annoncé qu'il n'était pas question que l'on assiste au même spectacle que sur le Tour. Et donc qu'il était inutile d'espérer voir la police débouler dans les hôtels des coureurs à la recherche de quelques produits dopant que ce soit.

Devant le succès d'une telle politique (aucune affaire de dopage n'a éclaté et le public a pu assister à une "belle" course), l'Espagne s'est radicalisée dans ce domaine et n'a pas eu peur de déclarer qu'elle protégeait ses sportifs plutôt que de leur nuire. Bien sur, les sportifs espagnols (et pas seulement eux bien évidemment) auront peut-être des cancers ou des maladies graves dans 20, 30 ans, mais qu'importe! Ce qui compte, ce sont les résultats présents. Et à ce chapitre, les espagnols n'allaient pas être déçus! Alors que les coureurs français ne font désormais plus que de la figuration (on pourrait dire la même chose d'à peu près tous les sportifs français... à l'exception de ceux qui ne résident pas en France! On le voit avec Chavanel sur ce Tour 2010, qui était un éternel espoir en France et qui "explose" dans une équipe étrangère), les athlètes espagnols occupent le devant de la scène. Contador écrase le Tour de France, Nadal le tennis, Alonso la F1, l'équipe de football vient de remporter successivement le championnat d'Europe et la Coupe du Monde. Cela fait trop d'un coup pour que l'on ne se pose pas des questions.

Du coup, certains finissent par s'en poser. De nombreux commentateurs s'étonnent des performances sur-humaines de Contador et d'Armstrong en montagne. Je pense notamment à Antoine Vayer, un médecin français. La taille du bras de Nadal alimente sans fin les conversations dans les cafés. Vous me direz alors : mais que reprocher à Alonso et à l'équipe de football? Selon moi, il faut revenir à un autre évènement capital : l'affaire Puerto, le deuxième élément clé de la "saga" du dopage.

Le 23 mai 2006, la police espagnole arrête des acteurs importants du cyclisme espagnol et un médecin, Eufemiano Fuentes, au cours d'une opération nommée Puerto. Qu'a-t-il soudainement pris à la police espagnole de mener cette opération, personne ne le sait. En tout cas, une trentaine de coureurs cyclistes, la plupart espagnols (on retrouve notamment Valverde et... Contador) sont cités. C'est que l'on retrouve chez le fameux médecin tout un arsenal du dopage, avec de nombreuses poches de sang (pour faire des transfusions sanguines, pratiques interdites). En plus des courreurs cyclistes, on parle de joueurs de football de premier plan, jouant... au Real Madrid et à Barcelone. Et l'on sait que l'équipe d'Espagne est composée à 90% de joueurs provenant de ces 2 clubs! Certains supporters espagnols disent d'ailleurs mi-sérieux mi-blagueurs que c'est Barcelone qui a gagné la Coupe du Monde! On parle aussi de Nadal et d'autres sportifs de haut niveau. Les regards se tournent vers Alonso...

Mais tout s'arrête là! Finalement, les autorités espagnoles freinent des quatre fers et aucun nom de sportif, à l'exception de quelques coureurs, ne finit par sortir. Le pauvre Valverde est finalement le dindom de la farce puisqu'il est le seul champion espagnol à être suspendu. Mais il préfère purger ses 2 ans de suspension plutôt que de tout balancer. Il n'a pas tort quand on voit le sort réservé aux rares repentis qui osent avouer. Tous les autres sont des seconds couteaux ou des étrangers. Il y avait pourtant du beau linge.

Bref, à la lumière de ces éléments, il ressort que le niveau de l'équipe d'Espagne est très certainement dû à des méthodes peu orthodoxes. Les sportifs espagnols sont actuellement les meilleurs du monde. Ils ont forcément un secret. Et il faut être bien dupe pour croire que c'est parce que les espagnols auraient une meilleure diététique ou un meilleur entraînement que les autres. D'ailleurs, quand on voit l'équipe d'Espagne jouer, rien ne laisse présupposer qu'elle puisse être aussi forte. En effet, elle ne dispose d'aucun joueur vedette. Villa est un bon attaquant mais il ne peut être comparé à des joueurs comme Zidane, Messi ou même Roben et Schneider, ses adversaires d'un soir. C'est uniquement grâce à la capacité physique supérieure de ses joueurs que l'Espagne l'emporte. Elle gagne en ronronnant et en épuisant l'adversaire, qui finit par craquer physiquement, à un moment ou à un autre. Aucun génie là-dedans. Je me rappelle de cette remarque bien symptomatique d'un commentateur de Radio-Canada qui notait : "c'est incroyable, le porteur du ballon a toujours 2 solutions". Quand on sait que c'est grâce au physique et au cardio que l'on peut "offrir" des solutions, on a parfaitement compris quel était le secret de cette équipe.

Bien sur, les joueurs espagnols ne sont pas les seuls dopés, loin s'en faut. Mais ce qui est gênant dans tout ça, c'est de voir que l'impunité dont ils jouissent leur permet clairement d'être au-dessus du lot. Le tout sans joueur exceptionnel, comme le disais.

Aucun contrôle anti-dopage positif n'est venu troubler la fête en Afrique du Sud. Idem d'ailleurs dans les autres sports, comme le tennis. Pourtant qui peut croire que tous ces athlètes carburent à l'eau claire? Les dopeurs ont dont gagné leur combat. Pour ne pas gâcher la fête, pour ne pas nuire aux énormes intérêts financiers en place, le dopage est désormais parfaitement accepté par les autorités sportives et tout est fait pour le dissimuler au maximum. Notamment en ne le cherchant pas. Sur le Tour de France par exemple, qui peut croire un instant que les contrôles organisés par l'UCI ont une once de crédibilité? Et au milieu, qu'en disent les journalistes sportifs? Rien, pas un mot, eux-aussi ont choisi leur camp. Qu'ont-ils à gagner que des scandales éclatent? Ils risquent seulement de créer un désintérêt de la part du public et de perdre leur poste.

Les choses ne sont donc pas prêtes de changer. Dans le titre de cet article, j'ai mis Dopage 1-0 Sport, le score de la finale. J'aurai plutôt du mettre 3-0 : le dopage l'emporte par forfait.

mardi 6 juillet 2010

Le Tour après les classiques

Si seulement les secteurs pavés et les étapes casse-pates de type "classiques" pouvaient devenir des classiques du Tour de France! On ne comprend pas très bien (en fait pas du tout) la frilosité des organisateurs qui chaque année nous mettent une semaine d'étapes de plat qui n'ont strictement aucun intérêt, sauf pour les sprinters... et ceux qui aiment voir des français faire des échappées inutiles se faire reprendre à 5 kilomètres de l'arrivée.

Le parcours concocté cette année avec la reprise d'ascensions de la doyenne des classiques Liège-Batogne-Liège, puis l'ajout de secteurs pavés de Paris-Roubaix, a offert une course exceptionnelle. Elle aurait d'ailleurs pu l'être davantage si le peloton, sous l'influence (main-mise?) de Cancellara n'avait pas neutralisé la course lors de la traversée des Ardennes. Ce même Cancellara s'est moins senti obligé de ralentir le lendemain quand les coureurs présents dans le groupe de tête faisaient davantage son affaire (la veille, les frères Schleck étaient refoulés à l'arrière, le lendemain Andy paradait en tête). "L'éthique" (comme dit Bernard Vallet, le fameux consultant du Canal Évasion) de la veille n'avait plus rapport avec celle du lendemain. Les choses étaient pourtant équivalentes: sur une chute de nombreux favoris ont été bloqués et on perdu du temps. Un minimum de logique aurait voulu que la vérité de la veille soit la même que celle du lendemain. Mais il faut croire que j'ai du manquer un épisode! Bref, on se fout clairement de nous. Un jour on doit s'arrêter à cause des chutes, le lendemain, on a le droit de passer la cinquième comme si de rien n'était.

Cependant, quel spectacle tout de même! Cela vaut même mieux que des étapes de montagne dans lesquelles il ne se passe rien, où l'on attend. Attend qu'un favori veuille bien lancer une attaque. Qui parfois n'arrive pas. Et qui souvent donne simplement lieu à un cavalier seul. Rappelez-vous de Contador en 2009 par exemple. Bref, pourquoi le Tour est-il si conservateur dans son choix de tracé? Je suis originaire de Bretagne et je connais bien les routes. Je constate à chaque fois que le Tour évite les bosses, des cotes peut-être du niveau de celles des classiques. Du coup, les étapes sont ennuyeuses alors qu'elles pourraient être spectaculaires. Il me semble que dans le temps chaque étape pouvait donner lieu à une bagarre incroyable. On pouvait perdre le tour chaque jour. Les sprinters s'adaptaient très bien. Aujourd'hui, force est de constater que le Tour se joue sur quelques kilomètres. Contador a gagné en 2009 en attaquant 2 fois à quelques kilomètres seulement du sommet final. Il n'est resté en tête que quelques minutes. C'est tout de même dommage.

En fait, il y a sans doute de trop de montagne. Celle-ci est sélective, mais sans doute trop. Du coup il n'y a plus de course car les favoris attendent la fin de l'ultime montée pour produire leur effort. Il faut donc réduire la montagne et proposer aux coureurs des parcours qui permettent à la course de se décanter. S'il n'y a presque plus de juge de paix, des petits malins qui se faufilent dans des échappées pourront tenter de titiller le leader... et de faire le spectacle par la même occasion. La dernière fois qu'on l'a vu, c'était en 1995, avec Jalabert dans l'étape de Mende. Ca fait un bail!

Mais surprise: le Tour passe aussi par Mende cette année. Dans le même temps, les Alpes sont escamotées. Peut-on y voir un virage opéré par les organisateurs pour favoriser le spectacle? Sans doute. Et espérons qu'ils continuent dans cette voix. Mais il est vrai qu'après le Tour cadenassé à double de tour de l'an passé, ils n'avaient pas trop le choix.

vendredi 2 juillet 2010

Le disque rayé de Bernard Hinault

Hinault m'a fait rêver étant jeune. Mais aujourd'hui quelle déception! Le voici donnant encore une interview à propos des difficultés des coureurs français. Toujours la même rengaine : les français sont des fainéants, ce qui explique leurs piètres résultats. 


Hinault aurait-il oublié son passé? Il était réputé pour détester l'entraînement. Parfois, il se contentait de se rendre à la boulangerie du village voisin, soit de parcourir une dizaine de kilomètres dans la journée! Et il vient décrier le comportement des coureurs français. Pitoyable! Tout le monde n'a pas la chance d'avoir la classe qu'il avait naturellement. 


D'ailleurs aujourd'hui, classe ou pas, se contenter de 10 kilomètres d'entraînement par jour risquerait de lui couter quelques surprises! Mais chut, si les français sont mauvais, c'est uniquement dû à leur fainéantise. Le fait que les coureurs français soient sans doute les athlètes les plus contrôlés au monde n'y est sans doute pour rien et aborder l'hypothèse du dopage serait totalement déplacé. Il serait pourtant temps que Bernard change de disque car le sien est vraiment rayé.

jeudi 1 juillet 2010

Armstrong en free Lance

Demi-surprise hier : Lance Armstrong annonce sa deuxième retraite. Sympathique pour tous ceux qui l'ont aidé à battir sa nouvelle équipe Radioshack! Parions que tout comme Discovery Channel, elle ne survivra pas longtemps sans lui. 


Cela fait maintenant près de 2 ans qu'Armstrong a annoncé son retour à la compétition. Le temps de faire un premier bilan. Rappellons que le bon Lance était revenu officiellement pour faire la promotion de la lutte contre le cancer. Il devait donc privilégier des courses plus exotiques plutot que de concentrer sa saison sur le seul Tour de France, comme auparavant. Mission à peine tenue la première année: il a certes participé au Tour Down Under, en Australie et a finalement pris part au Giro (Tour d'Italie). Mais au final, bien peu de courses nouvelles pour Lance en 2009... et une préparation comme d'habitude totalement axée sur le Tour de France.


Les choses allaient-elles être différentes en 2010? Pas du tout! Pire même, Armstrong ne fait pas le Giro et axe totalement sa préparation pour le Tour de France. Les français ne sont-ils pas assez conscientisés? Il est vrai que le Tour a un impact mondial. Mais quand les gens regardent le Tour, pensent-ils à la lutte anti-cancer ou à regarder une course? La saison 2010 n'est cependant pas terminée. Espérons qu'Armstrong, plutôt qu'agir en calculateur dans le Tour tentera de se faire plaisir (ou tout du moins aux spectateurs) en faisant quelques échappées ou rodéos en montagne. Qu'il participera pour la première fois de sa carrière à la Vuelta (Tour d'Espagne). Qu'il essaiera de participer à des courses de fin de saison dans d'autres pays pour faire "avancer la cause". Mais ce ne sont là que des espérances et il est beaucoup plus probable qu'il arrêtera après le Tour. 


Quel bilan alors retirer du retour d'Armstrong? Rien. Du vide. L'homme avait promis de courir différemment pour faire avancer sa cause sur le cancer. On n'a rien vu, ou si peu. Il avait également affirmé qu'il serait suivi d'extrêmement près par des spécialistes du dopage. Il a finalement tout arrêté au bout de quelques mois. Pire, on a suivi effaré ses démêlés avec les inspecteurs de l'AFLD, lui qui aurait du se réjouir d'être suivi de si près. 


Bref, un retour pitoyable, qui n'avait d'autre but que d'essayer de lui faire gagner un huitième Tour de France. Mais Contador, en dépit de toute la pression que le bon Lance lui a mis sur les épaules, était trop fort, tandis qu'Armstrong était devenu un coureur "moyen", ses résultats, surtout en contre la montre, l'attestant, en dépit d'une 3ème place finale au Tour. C'est d'ailleurs sans doute son étrange deuxième place au dernier Tour de Suisse (il a également très mal paru dans le contre la montre) qui l'a décidé à prendre sa décision.


Alors, un nouveau retour serait-il possible? Il en serait capable, mais il ne retrouvera sans doute plus ses jambes de 30 ans. Et oui, car au cyclisme, contrairement à ce que l'on voyait avant les années 1990 (et l'usage massif de l'EPO), c'est dans la trentaine que les coureurs performent le mieux! Fini ce dicton: "Je n'ai plus mes jambes de 20 ans"! N'oublions d'ailleurs pas au sujet du dopage qu'Armstrong est également depuis les révélations de Landis, son ancien coéquipier, sous le coup d'une enquête qui doit lui faire faire quelques cauchemars. Il était donc temps de tirer sa révérence. Tant pis pour les autres, son sponsor et ses coéquipiers, Armstrong est en free Lance!

Tour de France sur Canal Évasion

De nouveau, un texte écrit en 2006 mais qui reste d'actualité puisque le même trio commente toujours le Tour sur Canal Évasion en 2010...


Je ne sais pas pour vous, mais moi j'en ai ras le bol des commentaires du Tour de France sur le Canal Évasion. C'est pathétique. Le pire est certainement Richard Garneau, sauf tout le respect que je lui dois, qui semble ne rien y connaitre et ne rien comprendre de ce qu'on lui dit... Bernard Vallet est un zombie qui défend les dopés à qui mieux mieux. Il n'a cesse de répéter : "pourquoi parler de dopage alors qu'il y a un spectacle si magnifique". A ses heures perdues, il dézingue Greg Lemond, le seul vainqueur du tour depuis les années 1960 à ne pas être suspecté de dopage. Bravo l'artiste! Au bout de plusieurs années durant lesquelles il n'a eu de cesse de se planter dans ses pronostics, tout en déclarant sans cesse qu'il avait toujours raison, il commence enfin à reconnaitre qu'il se trompe parfois. Louis Bertrand surnage au milieu et à le mérite de la franchise: quand il ne sait pas, il l'avoue, tout comme lorsqu'il se trompe. Il essaie de mettre un peu de suspens et d'action alors que Garneau fait tout pour le supprimer et rendre la course la plus plate possible. Il met ainsi systématiquement la publicité lors des moments cruciaux.

Plutot que de continuer à critiquer, ce qui est inutile, d'autant que tout ce l'on risque de gagner à critiquer c'est que le Tour ne soit tout simplement plus diffusé au Québec, j'ai préféré réaliser un petit texte humouristique sur une retransmission du Tour de France par le Canal Évasion. Bonne lecture!

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Scène de la vie cycliste quotidienne sur le Canal Évasion :


Montée de l’Alpe d’Huez sur le Canal Évasion. Les évènements relatés ici ne sont pas réels tant il a été finalement imposible de suivre le bon déroulement de la course…


Richard Garneau : et nous voici dans la montée de l’Alpe d’Huez.

Louis Bertrand : ou la, ca a l’air dur!

Bernard Vallet : oui Louis, c’est dur à cet endroit.

Louis Bertrand : ah… je pense qu’il risque d’y avoir des attaques dès le début de l’ascencion.

Bernard Valet : exactement Louis, car c’est très dur et certains pourraient faire la différence tout de suite.

Richard Garneau : Oui et bien, c’est passionnant tout ca. Allez, une page de pub… Vous êtes sur le Canal Évasion, le canal du supense…

Louis Bertrand : Oh Richard, attaque de Menchov! Est-ce qu’on réagit derrière? Sastre? Landis? Oui Landis!

Richard Garneau : oui ben pub…

PUB

Richard Garneau : Oui… alors nous revoilà en direct…

Louis Bertrand : Oh oui Richard, c’est passionnant! Regardez, Leipheimer est seul en tête!

Bernard Vallet : et oui tout à fait Louis, Leipheimer a attaqué et la il est seul!

Louis Bertrand : Bon, on va vous montrer ce qui s’est passé pendant la pause… Alors voilà : Sastre est revenu sur Menchov avec Landis. Ils se sont alors regardés et finalement Leipheimer a contré.

Richard Garneau : tiens qu’est-ce que c’est que ca?

Louis Bertrand : ah… on est revenu au direct Richard.

Richard Garneau : ah… bon d’accord parce que là c’est Sastre que l’on voit.

Bernard Vallet : et oui car Sastre vient d’attaquer et il a dépassé Leipheimer!

Louis Bertrand : oui effectivement pendant qu’on voyait la reprise…

Bernard Vallet : ouh ca doit être dur par là, je peux vous le dire! Mais Sastre à l’air bien! Ah Louis je pense qu’il va gagner! Et vous savez que je ne me trompe jamais en pronostics!

Louis Bertrand : oui tout à fait, tout comme Foglia. Moi par contre, je me trompe tout le temps!

Richard Garneau : Mais non voyons…

Louis Bertrand : Vous êtes trop gentil avec moi Richard. Ah, et Landis qui revient! Avec Menchov dans la roue! Ah non, Menchov semble coincer! Alors qu’il reste 4 kilomètres! Aille aille aille!

Richard Garneau : Oui, bon je pense que c’est le moment idéal pour passer une carte postale de Léo Kieffer!

Louis Bertrand : oh oui certainement Richard… mais là Landis dépasse Sastre! Oh, et c’est Kloden qui revient!

Richard Garneau : Oui oui… mais là c’est Léo Kieffer…

Léo Kieffer : 3mn sur un musée d’automates du Bourg d’oisang.

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Richard Garneau : Oui alors nous revoilà en direct sur le Tour de France pour une étape que l’on peut qualifier de tout à fait étonnante. N’est-ce pas Louis et Bernard?

Louis Bertrand : Oh! C’est l’arrivée Richard! C’est Franck Shleck qui a gagné alors que l’on voit Cunego qui arrive à présent!

Richard Garneau : Euh oui on a manqué l’arrivée du vainqueur, mais là on voit Cunego.

Bernard Vallet : Ah et là on voit Landis et Kloden qui sont tous les deux et qui lachent leurs poursuivants, Sastre n’y arrive pas! Ca doit être difficile par ici!

L’exploit du jour! (2mn : on voit Schleck franchir la ligne sous tous les angles au ralenti)

Richard Garneau : oui, tout un exploit de Franck Schleck véritablement

Louis Bertrand : tout à fait, il a réussi à se défaire de Cunego, ca nous rappelle Charly Gaul!

Richard Garneau : Alors je vous rappelle l’émission suivante : Tout le monde a table avec Guy Fournier. Une émission très intéressante. Demain nous aurons Guy avec nous. Il nous parlera surement d’une spécialité savoyarde!

Louis Bertrand : Mais j’y compte bien Richard!

Bernard Vallet : Ah! Sastre et Menchov sont lachés, tout comme Moreau et Dessel!

Louis Bertrand : Oui et c’est Perreiro qui accélère!

Richard Garneau : Ah au fait j’ai une question d’un de nos téléspectateurs qui nous écrit qu’il adore suivre le Tour sur le Canal Évasion. Alors, sa question : que mangent les coureurs pendant la course?

Bernard Vallet : Oh ben je peux répondre même si on a déjà abordé le sujet. Les coureurs prennent des barres très énergétiques et boivent des boissons très caloriques afin de ne pas avoir de défaillance car ils doivent faire beaucoup d’efforts. C’est important l’alimentation!

Louis Bertrand : oui, il faut bien s’alimenter c’est certain. Oh! Cyril Dessel, qui avait eu un saut de chaine au début de l’ascencion! Il revient très fort! Incroyable!

Richard Garneau : J’ai une autre question très intéresante qui nous vient de M. Tremblay de Sutton : pourquoi y-a-t-il un maillot jaune et a quoi sert-il?

Louis Bertrand : Oh Moreau qui est avec Dessel et qui le ramène! Ils sont tout proche du groupe Menchov!

Bernard Vallet : Et bien le maillot jaune c’est le premier au classement général qui le porte, ca permet de le distinguer. C’est une distinction pour le meneur.

Richard Garneau : Bon, j’espère que cela répond a votre question monsieur Tremblay. Alors sinon, ou en sommes-nous?

Louis Bertrand : Ah on est sous la flamme rouge! Et c’est toujours Perreiro devant Sastre! Mais Landis n’est pas loin! Pourra-t-il revenir? Je vous rappelle qu’il y a 8 secondes de bonification pour le 3ème! C’est très important car le maillot jaune se joue la pour quelques secondes!

Richard Garneau : Oui bon, on vous revient après la pause… Canal Évasion, le canal du suspense… je crois que oui, on peut le dire.

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Richard Garneau : Oui alors nous revoici en direct…

Louis Bertrand : Oui et les favoris sont arrivés. Perreiro, quelle étape! Tout comme Cyril Dessel! Personne ne l’attendait la!

Bernard Vallet : Tout a fait, surtout que c’était une ascencion particulièrement difficile! Moi j’avais souffert ici il y a 25 ans.

Louis Bertrand : Ah oui, j’imagine! Allez, l’interview de Cunego…

Cunego, tantôt en anglais, tantôt en italien

Richard Garneau : oui alors je n’ai pas tout compris… il a beaucoup d’accent en anglais et évidemment… je ne parle pas italien!

Louis Bertrand : Hum, moi non plus malheureusement je n’ai pas tout saisi… Je pense qu’il remerciait sa famille et son équipe…

Bernard Vallet (qui ne parle pas un mot d’italien et d’anglais mais qui suit le Tour sur France Télévisions, et qui dispose d’interprètes en direct) : oui Richard et Louis, Cunego a dit qu’il avait beaucoup souffert parce que c’était difficile et qu’il était triste de ne pas avoir gagné.

Richard Garneau : Ah ben merci beaucoup Bernard! Heureusement que vous êtes la! Vos commentaires sont vraiment appréciés!

Bernard Vallet : Ah mais ca me fait plaisir mon cher Richard!

Richard Garneau : Bon Bernard on va vous laisser… Merci pour vos précieux commentaires et au revoir!

Bernard Vallet : Et bien merci beaucoup a vous et a demain sur le Canal Évasion, pour une autre étape passionnante!

Louis Bertrand : Oh oui c’était passionnant, véritablement!

Richard Garneau : oui, a demain.

PUB Bernard Vallet

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Richard Garneau : Bon, on a vu la remise des maillots distinctifs (pendant la pause). Alors c’est Landis le maillot jaune… ?

Louis Bertrand : Hum non Richard c’est Perreiro. Il devance Landis et Kloden.

Richard Garneau : De beaucoup?

Louis Bertrand : Non peu de temps comme on le voit a l’écran avec le classement général. Mon dieu que c’est serré!

Richard Garneau : Oh oui c’est serré. Ca a l’air passionnant tout ca… Alors voila une belle vue d’hélicoptère de l’Alpe d’Huez…

Louis Bertrand : Oui c’est très beau Richard.

Richard Garneau : Alors qui est maillot vert? Je ne crois pas qu’on l’ait encore vu…

Louis Bertrand : Oui mais c’est normal Richard, c’est McEwen, et ce n’est pas un grimpeur. Il va falloir attendre de voir si il va arriver dans les délais.

Richard Garneau : Ah de toutes facons on n’a plus le temps, on va devoir rendre l’antenne…

Louis Bertrand : Ah très bien, c’est vous qui savez.

Richard Garneau : Et oui hélas. Mais demain on aura de nouveau de très beaux paysages. Et il y a du suspense semble-t-il.

Louis Bertrand : Oh ca oui! Ca doit faire longtemps que l’on n’a pas vu un Tour aussi indécis!

Richard Garneau : Bon et bien très bien. C’est donc la dessus que nous vous laissons! A demain!

Louis Bertrand : Au revoir!

PUB (Repassent pour la 20ème fois de la journée les 2 pubs Louis Garneau, la pub pour Mazda, et les autres qui sont également toujours les mêmes).